Agadir

Agadir est, dans l'esprit des touristes, synonyme de beau temps, de plages
et surtout de soleil ; la chaleur n'y est jamais excessive.

L'été,
une brume aérienne atténue l'ardeur du soleil et par conséquent
le bronzage. Lorsqu'on arrive à Agadir, on n'a pas l'impression d'être
au Maroc, mais sur une sorte de Côte d'Azur ou de Costa Brava, tant
la ville est blanche, moderne, propre, avec de luxueux complexes hôteliers
et des centres de vacances établis sur le littoral ; son urbanisme,
sa verdure et son esprit typiquement occidental en font une sorte de Cannes
(France). Les nombreux touristes (une majorité d'Allemands) déambulent
le long des avenues bordées de magasins d'artisanat, de restaurants,
de bars touristiques aux terrasses desquelles il fait bon se prélasser.
Agadir donne l'impression
d'avoir été édifié pour les vacanciers à
la recherche de paradis, pour les accueillir. Son but : attirer un maximum
de touristes ; leur offrir tous les avantages matériels et ludiques
de vacances classiques correspondant à leurs exigences et à
leurs critères habituels, comportant qualité, confort, brin
d'exotisme, folklore, zeste de dépaysement. L'ensemble reste à
des prix tout à fait honorables.
En fait, on peut presque soupçonner qu'une partie de ces touristes,
qui avaient déserté les côtes méditerranéennes
devant les prix chaque année plus prohibitifs, se sont donné
le mot pour rejoindre ce havre de paix africain, noyant ainsi leur stress
accumulé durant l'année, dans les bienfaits de la nonchalance
et de l'hospitalité marocaine.
Agadir est la
ville idéale pour passer des vacances tranquilles, sans surprise
majeure, ni choc culturel, sur ses neuf kilomètres de plages merveilleuses
et profiter des diverses animations. Pour comprendre cette vocation typiquement
touristique de la ville, il faut remonter loin dans l'histoire, mais surtout
prendre le temps de s'arrêter à la date du 29 février
1960, date cruciale pour la ville.